Qu'est-ce que l'indice de qualité de l'air ?

Mis à jour le 23 juin 2026 · 7 min de lecture

Qu'est-ce que l'indice de qualité de l'air ?

L’indice de qualité de l’air est un outil simple qui vous aide à comprendre rapidement si l’air que vous respirez est plutôt sain ou plus pollué que d’habitude. Il synthétise l’état de l’air à partir de plusieurs polluants mesurés ou modélisés, afin d’offrir une information lisible par tous. Sur cartequaliteair.fr, l’indice affiché correspond à l’indice européen EAQI, calculé à partir des données du modèle CAMS via Open-Meteo.

Ce repère est utile au quotidien, car il vous permet d’adapter vos activités, en particulier si vous êtes sensible à la pollution de l’air, si vous souffrez d’asthme, ou si vous souhaitez simplement mieux protéger votre santé et celle de vos proches.

À quoi sert l’indice de qualité de l’air ?

L’indice de qualité de l’air sert à transformer des données techniques en information pratique. Les concentrations de polluants atmosphériques sont utiles aux spécialistes, mais elles ne sont pas toujours faciles à interpréter pour le grand public. L’indice résume donc la situation en un niveau ou une couleur, selon un système défini à l’avance.

Son objectif principal est de vous aider à répondre à une question simple : l’air est-il favorable ou défavorable à une activité en extérieur ? Il peut aussi vous alerter quand il vaut mieux réduire un effort physique intense, aérer avec discernement ou surveiller plus attentivement les symptômes respiratoires.

Dans l’UE, plusieurs systèmes existent selon les pays ou les plateformes, mais l’idée reste la même : rendre la qualité de l’air plus compréhensible et plus actionnable. Sur ce site, vous pouvez aussi consulter la page comprendre l’indice Atmo pour mieux distinguer les différents indicateurs utilisés en France.

Comment est calculé l’indice ?

L’indice de qualité de l’air repose sur les concentrations de plusieurs polluants. Les principaux pris en compte sont généralement les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone. Chaque polluant est comparé à des seuils définis pour en déduire un niveau de qualité de l’air, puis l’indice global correspond au polluant le plus pénalisant à l’instant considéré.

Autrement dit, l’indice ne fait pas une moyenne naïve de tous les polluants. Si un seul d’entre eux est très élevé, c’est lui qui peut faire grimper l’indice final. C’est important, car les effets sanitaires dépendent du polluant dominant et du contexte d’exposition.

Les données affichées sur cartequaliteair.fr s’appuient sur le modèle européen CAMS, accessible via Open-Meteo. Cela permet d’obtenir une estimation cohérente à l’échelle du territoire, utile pour suivre les tendances et comparer différentes zones. Pour aller plus loin sur les substances mesurées, vous pouvez consulter la page polluants.

Que signifient les niveaux de l’indice européen EAQI ?

L’indice européen EAQI comporte 6 niveaux, allant de bon à extrêmement mauvais. Plus le niveau est élevé, plus le risque lié à la pollution de l’air augmente, notamment pour les personnes vulnérables.

  • Bon : l’air est peu pollué, les activités extérieures sont généralement sans souci.
  • Correct : la qualité de l’air reste acceptable pour la plupart des personnes.
  • Moyen : certaines personnes sensibles peuvent commencer à ressentir une gêne.
  • Médiocre : les personnes fragiles devraient limiter les efforts prolongés à l’extérieur.
  • Mauvais : il est préférable de réduire les activités intenses dehors.
  • Extrêmement mauvais : l’exposition doit être réduite autant que possible, surtout pour les groupes vulnérables.

Ces niveaux ne décrivent pas seulement un confort respiratoire. Ils reflètent aussi un enjeu de santé publique, car la pollution de l’air peut aggraver des maladies respiratoires et cardiovasculaires, même à des niveaux qui semblent modestes. Si vous souhaitez mieux comprendre les effets de la pollution sur l’organisme, la page pollution de l’air et santé propose des repères utiles.

Comment utiliser l’indice au quotidien ?

L’intérêt de l’indice n’est pas seulement d’informer, mais aussi de vous aider à décider. Vous pouvez l’utiliser avant de faire du sport, de planifier une sortie avec des enfants, de choisir le moment pour aérer votre logement, ou d’adapter vos déplacements à pied ou à vélo.

Quand l’indice est bon ou correct, la plupart des activités peuvent se dérouler normalement. Lorsqu’il se dégrade, il peut être utile de réduire l’intensité d’un effort physique, surtout si vous avez de l’asthme, une bronchite chronique, des antécédents cardiaques ou si vous êtes âgé. Les enfants, dont les voies respiratoires sont encore en développement, sont eux aussi plus sensibles.

Il faut toutefois garder à l’esprit qu’un indice plus favorable à un moment donné ne signifie pas que la pollution a disparu. La qualité de l’air peut varier au cours de la journée, selon la météo, le trafic routier, l’ensoleillement et la présence de sources locales de pollution.

Quelle différence avec les seuils de l’OMS ?

L’indice de qualité de l’air et les valeurs guides de l’OMS n’ont pas le même rôle. L’indice sert à informer rapidement sur l’état de l’air, alors que les valeurs guides OMS donnent des repères sanitaires pour mieux évaluer le risque d’exposition.

Par exemple, pour une durée de 24 heures, les valeurs guides OMS sont de 15 µg/m³ pour les PM2.5, 45 µg/m³ pour les PM10 et 25 µg/m³ pour le NO2. Pour l’ozone, la valeur guide est de 100 µg/m³ sur 8 heures. Ces repères sont utiles pour interpréter les concentrations et comprendre pourquoi une journée peut être jugée plus ou moins préoccupante.

Pour mieux comprendre les particules, vous pouvez lire notre page PM2.5 et PM10. Elle explique pourquoi ces particules fines sont particulièrement surveillées et comment elles diffèrent des autres polluants.

Pourquoi l’indice peut varier d’un endroit à l’autre ?

La pollution de l’air n’est pas uniforme. Elle dépend des sources locales, de la circulation, de l’industrie, du chauffage, de la végétation, mais aussi des conditions météorologiques. C’est pourquoi l’indice peut être différent entre deux villes proches, ou même entre plusieurs quartiers d’une même agglomération.

Le vent peut disperser certains polluants, tandis qu’une atmosphère stable peut les piéger près du sol. L’ozone, lui, peut augmenter sous l’effet du soleil et de certaines réactions chimiques dans l’air. Les particules fines peuvent être émises directement ou formées secondairement à partir d’autres composés.

Sur le site, vous pouvez consulter la qualité de l’air à différentes échelles, notamment via la page qualité de l’air et les pages dédiées aux zones géographiques. Cela vous aide à comparer les situations et à suivre l’évolution des épisodes de pollution.

Questions fréquentes

L’indice de qualité de l’air est-il un indicateur de santé ?

Oui, dans une certaine mesure. Il ne remplace pas un avis médical, mais il donne une indication utile sur le niveau de pollution et le risque potentiel d’exposition, surtout pour les personnes sensibles.

Faut-il éviter de sortir quand l’indice est mauvais ?

Pas forcément pour toutes les personnes ni pour toutes les situations. En revanche, il est prudent de réduire les efforts intenses, de limiter les sorties longues si vous êtes fragile, et de suivre les conseils liés au niveau affiché.

L’indice suffit-il pour savoir si l’air est sain ?

Il donne une bonne indication générale, mais il reste un résumé. Pour une lecture plus fine, il est utile de regarder les polluants concernés, la durée d’exposition et votre propre sensibilité respiratoire.

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